Deuxième salon des matériaux de construction à Boumerdes


Le waly de Boumerdes a réitérer l’engagement  à “encourager la fabrication nationale des matériaux pour la réalisation des quotas de logements et autres infrastructures publiques”. Cet engagement a été réitéré, hier, par le wali de Boumerdès, Abderrahmane Madani Fouatih, à l’ouverture du deuxième Salon des matériaux de construction et du B.T.P.H, au niveau de la maison de l’environnement du chef-lieu de la wilaya. Le haut commis de l’État s’est longuement attardé devant de nombreux stands, entre autres, celui de la S.A.R.L Tamtom électronique auquel il promettra une aide conséquente. «Nous avons grandement besoin de vos services», dira-t-il expressément, après avoir prêté une oreille attentive aux explications du manager de cette entreprise, en l’occurrence M. Kahlouche Samir.

En partenariat avec une entreprise Tunisienne, cette Sarl implantée à la cité des 800 logements de l’exRocher Noir est spécialisée dans le secteur de la sécurité globale. Elle produit, entre autres, des vidéos de surveillance, des systèmes d’alarme, des anti-incendie et des détecteurs de gaz et de fumée, prévenant les intoxications au monoxyde de carbone, un drame à répétition surtout en zone semi-rurale. Le wali s’est montré également émerveillé par les «grands travaux d’électricité» réalisés par l’Eurl G.R.G.T, dont la direction générale est implantée à Réghaia plage.

Homologuée par la Sonelgaz, cette entité économique a la particularité de produire dans un délai très court, à la demande du client, des transformateurs de courant énergétique avec des produits locaux, en respectant les normes internationales en vigueur. Le wali leur suggérera de «se tenir prêts pour la saison estivale», durant laquelle d’autres nouveaux sites balnéaires nécessiteront impérativement l’installation de ces postes électriques en préfabriqué. Plus d’une quarantaine d’exposants ont pris part à ce salon de trois jours, pour mettre en relief les produits qu’ils fabriquent et valoriser, ainsi, leur image de marque. L’on cite encore, parmi eux, M. Ysref Said, dont l’entreprise des travaux de bâtiment s’est imposée depuis 1981 par son sérieux en matière de promotion immobilière. Personne n’ignore, d’ailleurs, ici à Boumerdès, notamment, la qualité de son bâti, qui avait résisté à la forte secousse tellurique du 21 mai 2003.

En guise de prévention des effets d’un tel cataclysme, on s’oriente localement vers l’utilisation de la brique au lieu du béton. Mais les briqueteries de la wilaya, du moins, à l’instar de celle de Bouyahyaoui à Tidjelabine, voulant créer leur propre gisement d’argile, sont exposées à des entraves bureaucratiques, a-t-on constaté, avec dépit. “En tant que zone tampon entre la capitale et la Kabylie, cette wilaya de la Mitidja se doit de régler d’urgence de tels problèmes pour accéder à un pôle d’excellence dans le domaine de la construction”, notera le directeur de la chambre locale du commerce, M. Khedraoui Ahmed.

 

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