Hausse de l’activité industrielle de l’Algérie au 1er trimestre 2019


L’activité industrielle algérienne a récemment connu une hausse, tout au long du 1er trimestre 2019. Cette amélioration a été plus prononcée selon les patrons du secteur privé, a indiqué une enquête d’opinion menée par l’Office National des Statistiques (ONS), auprès d’industriels publics et privés.

Plus de la moitié des enquêtés du secteur public et 77% de ceux du privé ont déclaré avoir utilisé leurs capacités de productions à plus de 75%, relève l’enquête, qui précise que la hausse de l’activité avait concerné notamment les secteurs des mines et carrières, des industries sidérurgiques, métalliques, mécaniques, électriques et électroniques (ISMMEE) et chimie.

La demande des produits fabriqués a connu également une hausse durant les trois premiers mois 2019, selon les chefs d’entreprises privées, notamment, ceux des ISMMEE, de la Chimie et l’agro-alimentaires, alors qu’aux yeux du public il s’agit d’une stabilisation.

La majorité des chefs d’entreprises du secteur économique national a déclaré avoir satisfait toutes les commandes reçues durant les trois premiers mois de l’année 2019.

Concernant le niveau d’approvisionnement en matières premières, il a été inférieur à la demande exprimée, selon plus de 40% des enquêtés du secteur public et près de 9% de ceux du privé.

Cela a engendré des ruptures de stocks à près de 10% des premiers et à 6% des seconds, induisant des arrêts de travail dans les deux secteurs, mais de courte durée, pour la plus part des concernés.

Plus de 12% des représentants du secteur public et près de 11% de ceux du privé ont déclaré avoir connu des pannes d’électricité, engendrant des arrêts de travail de moins de six jours selon la plupart du premier secteur et allant jusqu’à 12 jours pour plus de 48% du second.

Pour l’approvisionnement en eau, il a été suffisant selon la majorité des chefs d’entreprises des deux secteurs, selon les résultats de l’enquête.

 

Main d’œuvre: hausse chez le privé, stabilité chez le public

 

Concernant l’emploi, les chefs d’entreprises enquêtés du secteur public ont déclaré une hausse de leurs effectifs durant les trois premiers mois de l’année en cours, alors que ceux du secteur privé ont fait part d’une stabilité.

La plus part des enquêtés jugent le niveau de qualification du personnel “suffisant”. Par ailleurs, plus de 20% des patrons des entreprises publiques et près de 10% de ceux du privé ont déclaré avoir trouvé des  difficultés à recruter, notamment du personnel d’encadrement et de maîtrise.

Cependant près de 60% des enquêtés du secteur public pensent que même s’ils recrutaient du personnel supplémentaire, cela n’augmentera pas davantage le volume de leur production actuelle, a fait savoir l’Office.

Pour des raisons, essentiellement, de vétusté et de sur utilisation des équipements, plus de 34% du potentiel de production du secteur public et plus de 28% de celui du privé ont connu des pannes durant le premier trimestre 2019. Plus de la moitié des enquêtés des deux secteurs ont remis en marche leurs équipements.

S’agissant de l’état de trésorerie, il est jugé “bon” par 42% des chefs d’entreprises du secteur public et par près de 8% de ceux du privé, il est “normal” selon 46% des premiers et de près de 82% des seconds.

En terme de financement, plus de 12% des chefs d’entreprises ont recouru à des crédits bancaires et la plupart n’a pas trouvé de difficultés à les contracter.

Par ailleurs, les chefs d’entreprises des deux secteurs concernés par l’enquête ont affirmé que l’allongement des délais de recouvrement des créances, les charges élevées, le remboursement des emprunts ont continué d’influer sur l’état de la trésorerie, soit le même constant que celui de dernier trimestre de 2018.

Côté prévisions, les chefs d’entreprises des deux secteurs qui ont été touchés par l’enquête prévoient une hausse de la production, de la demande et des effectifs. Ils prévoient également une stabilité des prix de ventes et ils envisagent, par ailleurs, de bonnes perspectives de leur trésorerie.

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